Le shamisen

Le shamisen
Le shamisen est un instrument traditionnel qui, après avoir traversé les âges, fit son apparition au Japon au milieu du XVIe siècle. Luth à trois cordes, il accompagne récits et chants populaires.

Dans l'Egypte antique, il existe un instrument à trois cordes, recouvert de peau, appelé « Nefer » ou « Nofer ». Celui-ci s'est développé en Setaru de trois cordes en Perse. « Se » signifie « trois » et « Taru » signifie « corde » ayant ainsi la même signification que le mot « Sanshin ». Le Sanshi est un instrument à trois cordes, recouvert de peau de serpent développé en Chine, sous la Dynastie Yuan. Il sera présenté dans le royaume de Ryukyu sous la dynastie Ming. Cent ans plus tard, Akainko, grand génie dans le Ryukyu, améliore l'instrument et compose de nombreux morceaux. Ainsi naît la musique de sanshin de Ryukyu.

Vers 1562, l'instrument fait son apparition au Japon dans le Kansai et l'île de Kyushu grâce au commerce maritime. La difficulté pour se procurer de la peau de serpent est telle qu'on la remplace par de la peau de chat ou de chien. Trente ans sont encore nécessaire avant que la forme de base du shamisen soit établie. Les plus vieux shamisens qui existent aujourd'hui ont été fabriqués sur ordre de Toyotomi Hideyoshi à Kyoto.
Le théâtre Nôh et le Kabuki utilisent les mêmes instruments, mis à part le shamisen qui est devenu une part indispensable pour le Kabuki, ainsi que pour les chants populaires de l'ère Edo (1603-1868). Il devient également l'instrument de prédilection des geïshas.
Il existe différents types de shamisens (chosen, kirisen, taisen,...) ainsi que de nombreux types de plectres et ponts pour créer un large éventail de sons et divers modèles de musiques.

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 09:55

L'art du tatouage

L'art du tatouage
Le tatouage traditionnel japonais est apparu au milieu de l'ère Edo. A cette époque, les prisonniers étaient tatoués en fonction de leurs crimes à des fins d'identification. Ces tatoués et ces tatoueurs étaient considérés comme des bandits ou des yakuza.
De nombreux pompiers étaient également tatoués ; ces tatouages étaient censés les protéger et étaient supposés élever leur esprit. Ce n'est que récemment, grâce à un échange culturel avec l'art du tatouage occidental, que le tatouage japonais a reçu ses lettres de noblesse et est devenu un véritable art. L'estampe japonaise, le style graphique de certains artistes d'estampes, l'emploi et le choix des couleurs, a constitué un modèle direct pour les tatouages.
L'art du tatouage japonais porte plusieurs noms : irezumi ou horimono. Irezumi est le mot pour le tatouage visible traditionnel qui couvre les grandes parties du corps comme le dos.
La technique actuelle du tatouage au Japon

Le tatouage japonais, contrairement à son homologue occidental, est entièrement fait à la main. On utilise toujours de fines aiguilles, de l'encre de charbon et des pigments de couleur. L'outil du tatoueur est une sorte de manche en pointe, en général en métal mais autrefois en bambou, au bout duquel sont insérées les aiguilles. Le nombre d'aiguilles utilisé dépend de la taille du tatouage. Quand aux couleurs, les pigments sont souvent importés. Le tatoueur doit connaître exactement le rendu de chaque pigment. Certaines oeuvres demandent plusieurs années de travail et représentent une fortune sur le plan financier. En outre, la méthode traditionnelle est réputée pour être très douloureuse. Tout ceci implique une forte détermination et une dépense en temps et en argent du «client» potentiel !

Cependant, de nos jours, seul un nombre réduit de tatoueurs pratiquent cet art appelé tebori (tatouage à la main) qui nécessite des techniques et connaissances spéciales.


Un maître du tatouage au Japon: Horitoshi
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# Posté le vendredi 19 décembre 2008 09:57

La mort au Japon

La mort au Japon
Généralités

Au Japon, la mort est considérée comme le début d'une nouvelle vie. Toutes les cérémonies qui l'entourent sont basées sur cette croyance.

Les cérémonies de deuil sont généralement célébrées selon le rite bouddhiste bien que l'on trouve aussi des funérailles shintoistes ou chrétiennes.

Une des particularité du Japon est que l'incinération y est obligatoire, ceci s'explique en grande partie par le manque de place sur l'île.


Les funérailles

Dans la société japonaise les funérailles sont très importantes et contrairement aux pays occidentaux l'aspect traditionel est conservé.

Les funérailles sont organisées en fonction du calendrier chinois.
La cérémonie se déroule en plusieurs étapes:

1.La veillée funèbre
2.La crémation
3.L'enterrement



La veillée funèbre (otsûya)

Elle se déroule en général le lendemain du décès au domicile familial ou dans un temple.

La veillée est l'occasion pour beaucoup de voir le défunt une dernière fois et de lui rendre hommage.
Durant la veillée un moine bouddhiste est parfois présent et récite des mentras.

Chaque personne qui visite le défunt remet à la famille une enveloppe contenant une certaine somme d'argent (okôden) pour l'aider à faire face aux dépenses faramineuses qu'engendrent les funérailles. Ensuite la personne passe dans la pièce où se trouve le défunt et lui offre de l'encens et parfois des fleurs.
Après avoir assisté à la veillée funèbre chaque personne s'asperge de sel purificateur avant de rentrer chez soi afin de se débarasser du malheur.


La crémation

Les proches du défunt (même les enfants) sont invités à assister à l'incinération au crématorium.

Avant la crémation, les proches peuvent voir le défunt une dernière fois et déposent souvent des objets personnels du mort dans le cerceuil.

Une fois la crémation terminée, les cendres et fragments d'os sont placés dans une urne avec des baguettes par les proches du défunt.
L'urne est placée dans un autel et est conservée 49 jours dans la maison familiale. Un prêtre bouddhiste prie les 3e, 7e, 21e et 49e jour pour guider l'esprit du mort.

L'enterrement
Une fois la période de 49 jours passée, on porte l'urne au cimetière pour la déposer dans le caveau où plusieurs membres de la famille sont enterrés ensemble.

Autres informations

- L'habit noir est obligatoire lors des cérémonies
- Les Japonais ne portent pas le deuil après la cérémonie
- Le prix des funéraille s'élève à une moyenne de 15'000 Euros (25'000 $ Can)
- Il y a environ 850'000 décès par an au Japon


Le thème de la mort au Japon est très vaste, je ne vous ai présenté ici qu'un survol du cérémonial, les thèmes du Seppuku, du suicide et de la peine de mort seront abordés dans un prochain article.

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 09:59

Les Geishas

Les Geishas
Histoire

Le terme "Geisha" (芸者) signifie littéralement "personne de l'art". Il vient du japonais Gei (culture) et sha (personne).
Contrairement à l'idée reçue de beaucoup de gens, une geisha n'est pas une prostituée. L'acte sexuel entre une geisha et son client était cependant courant mais pas obligatoire.
C'est un 794 que le premier ersatz de geisha apparait. L'empereur Kammu, grand fan de la Chine, fait construire une nouvelle capitale, Kyoto, en partant du modèle de la capitale chinoise de l'époque, Changan. Pour divertir les nobles et les guerriers, l'empereur invite de jeunes femmes à danser sur des prières bouddhistes. Ces femmes devinrent très rapidement les maîtresses des hommes qu'elles divertissaient. Ce mélange de talent artistique et de plaisir déboucha, beaucoup plus tard, aux Geisha telles que nous les connaissons maintenant.

La naissance du terme Geisha remonte à environ 1600 lorsque le shogun Tokugawa installa sa capitale à Edo (l'actuelle Tokyo). Le rôle des danseuses se transforma alors, elles apprirent à jouer de la musique, à réciter des poèmes, etc... Bientôt, elles eurent également le droit d'assister aux banquets en tant que serveuses de Saké pour les invités. Leurs raffinements et leurs capacités à tenir des conversations les firent admettre dans les cercles des hommes influents qui recherchaient leur compagnie pour se distraire.

C'est en 1700 qu'un décret du shogun reconnait le fait d'être Geisha en tant que profession à part entière. Un code strict réglementa alors la vie des Geishas.
Elles furent obligées de vivre dans un quartier réservé nommé : Hanamachi ou kagai (花街, ville fleur). Au début, les Geishas goutèrent très peu à ce changement car les yûjos (les prostitués et/ou courtisanes) étaient avec elles.
C'est au milieu du XVIIIème siècle qu'une différence fut établie ; les Hanamachis du centre villes furent réservés au Geisha tandis que les yûjos durent se contenter des quartiers en périphérie de la ville.
Lieux de vie des Geishas

Historiquement, les Geishas vivaient dans une Okiya (置屋, maison de geisha). Ces bâtisses, situées dans les Hanamachis, étaient tenues par des femmes. En effet, la quasi-totalité des personnes composant une Okiya était des femmes.

Une Okiya type regroupait environ une dizaine de personnes déclinées de la façon suivante :
- une tenancière : "okâsan" (mère).
- cinq à six Geishas,
- trois petites filles de moins de 12 ans : " Shikomikos (ou taabos) ". Ces petites filles sont les futures Geishas.
- deux femmes de 15 à 45 ans : Une "banba", c'est-à-dire une aide cuisinière également serveuse. Une "beebe", qui s'occupait du ménage et de la lessive. Ces deux femmes n'étaient rétribuées que deux fois l'an sous forme de cadeau et n'avait pas le droit à un salaire précis.
- un serviteur : il était chargé d'escorter les Geishas lors des soirées ainsi que de racoler les clients à l'entrée. Il était le seul Homme de L'Okiya et était très mal considéré par les femmes de la maisonnée. Il touchait un pourcentage des gains de l'okiya, en fonction du nombre de clients apportés.
- jusqu'en 1957 et l'interdiction de la prostitution, une Okiya devait également avoir une prostituée officielle pour obtenir une autorisation d'exploitation.

Une dernière catégorie de femmes travaillait dans le quartier des plaisirs, les yarite-baba . Ces vieilles femmes jouaient le rôle d'entremetteuses entre les geishas et leurs clients. Comme le serviteur, ces femmes touchaient un pourcentage en fonction du nombre de client apportés à l'okiya.



Les différentes étapes dans la vie d'une Geisha

L'enfance : les Shikomikos: de 6 ans à 12 ans

Dans l'Okiya, l'okâsan était tout le temps à la recherche d'une relève pour les Geishas en exercice. La tenancière n'hésitait pas à aller acheter des jeunes filles à des familles pauvres. En échange de leur fille, l'okâsan devenait officiellement la mère adoptive de l'enfant. Cependant, il n'y avait là aucun cadeau de fait par la gérante. Tous les frais avancés par l'okiya pour l'éducation, l'habillement et même pour l'achat de l'enfant devaient être remboursés par la future Geisha. Inutile de préciser que tous les frais engagés étaient exagérément facturés. En moyenne, il fallait 15 ans à une Geisha pour rembourser son contrat (appelés nenki).
- Le matin, les Shikomikos apprenaient le métier de Geisha en commençant l'apprentissage des différentes disciplines artistiques.
- Le reste de la journée était consacré aux taches domestiques ainsi qu'aux courses effectuées pour leurs "grandes s½urs" (les geishas).
- Le soir, les taabos accompagnaient les Geishas sur leurs lieux de travail. Elles portaient leurs affaires, par exemple leur Shamisen puis attendait, tout le reste de la soirée, dehors, devant la sortie de service.


Tenue des shikomiko:

La tenue des Shikomikos était des plus simples, en été : une veste courte (multicolore, verte, rose ou bleu) avec un jupon rouge (koshimaki).
L'hiver, elles portaient un kimono uniformément rouge.
Les Shikomikos n'étaient ni maquillées ni coiffées. A leurs pieds, les taabos portaient des Zori, ce sont des sandales en paille grossièrement tissés.


Devenir une Maiko : à partir de 12 ans.

Dès l'âge de 12 ans, "l'okâsan" (mère) décidait si les fillettes étaient capables de devenir des Maikos. En fonction des talents découverts lors des cours artistiques, les geishas étaient plus ou moins spécialisées (par exemple dans la danse, la musique, la cérémonie du thé, ect.).
Pendant cette année (au minimum) d'apprentissage, les Maikos étaient tout le temps accompagnées par une geisha confirmée nommée "l'onesan" (grande s½ur ou s½ur ainée). L'onesan était alors chargée de veiller sur sa protégée et elle touchait alors un pourcentage sur tous ses gains. Dans la rue, une Maiko devait toujours être située au moins un mètre derrière la geisha confirmée.

Pour nouer ce lien de hiérarchie entre elles, les deux femmes faisait la cérémonie du " san san ku do ". Ce rituel consistait à échanger trois coupes de saké. La grande s½ur était censée aider son "élève" à se maquiller, à s'habiller et surtout à lui apprendre comment se comporter avec un client lors d'un zashiki (banquets traditionnels ou les geishas jouent un rôle très important dans l'animation et le service). Dans le quartier des plaisirs, la jeune Maiko devait ensuite aller se présenter devant chaque maison de thé et chaque client pour se faire connaître. Au cours de sa visite, elle distribuait des boulettes de nourritures à base de farine et fourrées de haricots rouge (manjû) (cette cérémonie revenait très cher à la jeune apprentie).


Tenue des Maikos:

Le changement de statut Shikomikos/Maikos était une étape significative. En effet, c'est durant cette période qu'une Maiko reçoit son premier Kimono (obebe). Pour ces apprentis, le kimono est le plus souvent fait de couleurs très vives avec de nombreux motifs peints à la main. Chaque Maiko/Geisha possède une garde-robe de 15 à 20 kimonos, le prix de ces kimonos étant extrêmement élevé. Comme pour le reste, l'okâsan facture à prix d'or toutes ces nouvelles dépenses.
Les kimonos sont très durs à enfiler. Aussi, les nouvelles Geishas se rendent chez un spécialiste de l'habillement et/ou sont aidées par leur grande s½ur. Pour différencier une Geisha d'une Maiko, il suffit de regarder la façon dont est noué son obi (帯). L'obi est une ceinture de soie qui permet de fermer le kimono. Pour les Maikos, la ceinture était nouée « en traîne » ( voir ci-dessus).
Un autre élément permettant de différencier une Maiko d'une geisha était le col cousu sur le kimono ; il était rouge pour les Maikos et blanc pour les Geishas confirmées.

Leurs chaussures évoluent également, lors des soirées et déplacement en ville, les zoris laissent place aux geta .

Les Maikos apprennent également l'art de se maquiller. Ce sont leur okâsan ou leur onesan qui les maquillent au début. Elles doivent ensuite apprendre à se maquiller seules.
Un visage fardé de blanc ainsi qu'une partie de dos (excepté un bout de nuque laissé « pur »), les joues, les yeux et les lèvres maquillés en rouge et pour finir les sourcils et contours des yeux tracés en noir à l'aide d'un charbon, et le maquillage est terminé. Les Maikos devaient obligatoirement porter ce maquillage.

Pour la coiffure, les Maikos comme leurs ainées, sont coiffées de chignons traditionnels japonais. Pour les apprentis Geishas, le chignon est fendu en deux et au milieu, une étoffe de soie rouge fixe le tout. Cette coiffure est appelée : chignon « en pêche fendue » (du japonais momoware ou wareshimomo ) (voir photos ci-dessus).

Ces chignons n'étaient pas réalisables par soi-même. Ainsi, toutes les semaines, les Maikos/Geishas devaient se rendre chez un coiffeur spécialisé. Pour éviter d'abimer prématurément leurs chignons, elles devaient dormir sur un repose-nuque pour éviter que leurs cheveux ne touchent le sol.


Dans la peau d'une Geisha : 13 ans et plus

Une fois les Maikos formées, connues de plusieurs maisons de thé et ayant déjà quelques clients les appréciant, la vie de Geisha commençait vraiment. Pour rembourser leurs dettes auprès de leurs okâsan, elles devaient beaucoup travailler. Leur contrat (nenki), il n'était pas rare qu'une Geisha assiste à plusieurs banquets en même temps. Elles étaient le plus souvent payées à l'heure mais ne restaient qu'une partie effective du banquet. Elles pouvaient ainsi passer deux à trois Zashiki en une heure.

Une geisha n'était pas obligée de continuer à vivre dans Okiya d'origine mais elle devait s'y rendre tous les matins pour faire ses respects à son okâsan. Ce rituel s'arrêtait une fois que son contrat était remboursé.
Il existait deux façons pour une Geishas de rembourser sa dette plus rapidement. La première consistait à vendre son dépucelage. Plus la Geisha était appréciée et douée dans les arts, plus le prix en était élevé. Une quantité très limitée de geisha arrivaient à rembourser la quasi-intégralité de leur contrat. Cette pratique nommée le Mizuage (水揚げ, littéralement "élever l'eau") était une mise aux enchères de la virginité des jeunes Geishas.
Bien que le sexe ne fasse pas partie intégrante de la mission des Geishas, il serait mal avisé de penser qu'elles ne vendaient pas leurs corps. En effet, seules les plus grandes et les plus connues des geishas pouvaient se passer de ce gain rapide d'argent.

La deuxième méthode pour rembourser l'okâsan était de prendre un protecteur (danna). Celui-ci n'était pas forcément celui qui avait pratiqué le mizuage. Cette homme, riche, payait une pension mensuelle ainsi qu'une « prime » lorsqu'elle participait à un banquet où il était. Pour se lier à un protecteur, les deux parties pratiquaient la cérémonie du « san san ku do » déjà réalisée par les Maikos avec leur onesan.


Tenue des Geishas:

Comme les Maikos, les geishas sont vêtues de kimonos. La différence étant que plus la Geisha vieillit, plus les couleurs des kimonos sont discrètes. Au-delà de 30 ans, il n'y a plus de motifs sur les kimonos. A la place du col rouge, un col blanc est cousu sur leurs kimonos.
La ceinture en soie (l'obi) est lui aussi différente, au lieu de trainer comme pour les Maikos, elle est repliée sur lui-même.

Au niveau du maquillage, il n'y a pas non plus de révolution. Dans les premières années, les geishas reproduisent le même maquillage que celui qu'elles ont appris lorsqu'elles étaient Maikos. Cependant, au fur et à mesure, les geishas, ont le droit de diminuer la quantité de maquillage. Au-delà de 30 ans, elles ont même le droit de ne plus en mettre du tout, excepté lors des grandes occasions.

Au niveau de la coiffure, là encore il y a un changement, le « momoware » est remplacé par un chignon plus simple, l'okufu. L'étoffe rouge des Maikos est remplacée par une étoffe plus simple de couleur chair ainsi que par des peignes et des épingles à cheveux ( kanzashi)

Y a-t-il une autre vie possible après le métier de Geisha?

Une fois leur contrat remboursé, les Geishas avaient deux possibilités.
- La première était de ne rien changer à leur vie. La geisha devait alors quitter l'okiya (si ce n'était pas déjà fait) et elle vivait alors à son compte, touchant la totalité de ses revenus ainsi que celui de son protecteur (si elle en avait un). La plupart de ces femmes, indépendantes pour la première fois de leur vie, décidaient souvent de continuer leur métier pour profiter de ses avantages énormes pour les femmes de l'époque.
- La seconde était de se marier. En se mariant, une geisha devait alors quitter le quartier réservé car le célibat était la première règle à respecter pour être une Geisha. Le mariage pouvait avoir lieu avec son danna mais c'était très rare car la plupart des protecteurs étaient déjà mariés. Au moment de quitter l'Hanamachi, une Geisha doit organiser une cérémonie d'adieu appelé le hiki hiwai, qui consiste à offrir du riz bouilli à son onesan et à son okâsan.


Les Geishas modernes

Il existe de très nombreuses différences entre les geishas de l'ère Edo et celle du XXIéme. On estime à l'ère Edo qu'il y avait environ 200'000 Geishas sur tout le Japon. Dans les années 1980 elles étaient estimées à 17'000 pour n'être plus qu'environ 200 de nos jours (essentiellement dans le quartier de Gion à Kyoto).
Pour savoir pourquoi le nombre a tant diminué, il suffit de voir les évolutions de l'histoire et surtout de la loi japonaise :

- En 1842 la réforme Tempo mit fin à la prostitution et fit fermer les Hanamachis. En 1851, ces derniers rouvrirent.
Pour contrôler les Geishas, l'état décidait de fixer des grilles tarifaires sur les activités des Geishas ( 886).
- Durant la seconde guerre mondiale, le gouvernement referma les Hanamachi et réquisitionna les Geishas pour travailler dans les usines. Lorsque leurs activités reprirent le 25 octobre 1945, très peu de Geisha revinrent. Les mentalités et l'économie ayant beaucoup évolué, les okâsan n'achetaient évidement plus les petites filles pour les former.
- En 1957, l'état proclama l'interdiction totale de la prostitution. Dans le même temps, une loi fut promulguée qui interdisaient le travail aux moins de 15 ans.


Désormais, l'apprentissage du métier de Geisha ne peut donc commencer qu'à l'âge de 15 ans. La tenue des Maikos reste inchangée ainsi que celle des Geishas. On estime à 5000 ¤ environ le prix d'un kimono de Geisha. Tout reste encore fait artisanalement. Les coupes de cheveux sont également identiques à celle de l'époque, cependant, les Geishas portent désormais des perruques. Durant l'ère Edo, les Geishas finissaient quasiment chauves à cause des chignons.
Les cérémonies traditionnelles sont toujours d'actualité mais certaines comme le Mizuage ont changé de signification. En effet, cela ne signifie plus perdre sa virginité. Désormais le fait de faire le Mizuage signifie que la grande s½ur juge une Maiko digne d'être une véritable Geisha. Pour fêter ce changement, la jeune Geisha est alors autorisée à porter le col blanc à la place du col rouge. On appelle cette étape, le changement de collier.

Autrefois réputéés pour leur avant-gardisme, les Geishas modernes sont désormais dépositaires de la tradition japonaise. Par leurs grandes connaissances artistiques, elles permettent de faire perdurer des traditions séculaires. De nos jours, les Geishas sont aussi respectées que le sont les sumotoris.

Disciplines artistiques

Voici une liste de toutes les disciplines artistiques que doit doit connaître une bonne Geisha :
- Le Shamisen : instrument à 3 cordes
- Le Tsutsumi : c'est un tambour joué soit sur l'épaule soit entre les jambes.
- La danse traditionnelle : Danser au rythme du tsutsumi et du Shamisen avec un éventail
- Le Chanoyu (la cérémonie du thé) : l'art de servir le thé
- L'Ikebana (les compositions florales) : l'art de faire des bouquets de fleur.

Eclaircissement sur la prostitution au Japon

Durant l'ère Edo, les Geishas de classes moyennes couchaient fréquemment avec leurs clients, une pièce était même spécialement aménagée dans les Okiya. Cependant, aux yeux de la loi, il y avait une différence entre les Geishas et les prostituées. Une Geisha étant formée pour divertir les hommes.
Les geishas étaient donc à la fois : serveuses, confidentes, animatrices (elles faisaient par exemple des jeux d'alcool avec les clients) et partenaires sexuelles.
Il existait cependant, une réelle prostitution. Ces femmes n'étaient pas artistes, elles s'appelaient les yûjos. Chaque okiya en avait une. Ces femmes étaient assez souvent respectées par les Geishas mais surtout par les okâsan.
Leurs kimonos n'étaient pas aussi beaux que ceux des Geishas. Leurs coupes de cheveux et leurs maquillages n'étaient pas eux non plus fait avec autant de soin. Leurs obi était lui noué sur le devant pour être rapidement enlevé et tout aussi rapidement remis.

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 10:03

Début d'une petite histoire... dites moi ce que vous pensez du début ;)

7h00 lundi matin. Le réveil sonne. Encore une autre journée, une autre semaine dans ce bahut de merde avec ces gens de merde. Heureusement c'est ma dernière année. Encore quelques mois à tenir puis c'est la liberté. Je me lève péniblement, me dirige vers la salle de bain. Je prends ma douche, me coiffe, me brosse les dents, me maquille et m'habille.
7h30. Je prends mon petit déjeuner. Ma mère est encore en train de tirer la gueule à on père. Je les ai entendu se disputer jusque 1h00. géniale la nuit... Mon père a encore dormi sur le divan. Quand vont-ils se rendre compte qu'on ne eput plus continuer ainsi et prendre la décision de se séparer? Mon père crie après mon frère pour qu'il se lève.
7h45. Je pars prendre mon bus. Mon frère me crie de l'attendre. S'il s'était levé plus tôt il ne serait pas à la bourre comme tout les matins.
8h00. Je monte dans le bus. Si j'avais su ce qui allait m'attendre jamais je ne serai montée. Ce matin j'ai interro en physique. Je vais encore me taper un échec. Je suis serré comme une sardine en boite dans ce bus, coincée entre un gros qui pue la transpi et me fout ses aisselles trempées sous le nez et une petite vieille qui bougonne entre ces dent comme quoi les jeunes sont mal éduqués et que pas un ne laisserait sa place à une personne agée.
8h15. Le bus tombe en panne. C'est bien ma veine. Je vais être en retard pour mon interro et le prof va encore me gueuler dessus. Il va finir par croire que je le fais exprès. Une voiture s'arrête. C'est le meilleur pote à mon frère. Un connard de la pire espèce. Il prend mon frère pour l'emmener à l'école. Et moi, bien évidemment, je reste sur le trottoir. De toute façon hors de question que je monte en voiture avec ce malade mental. Ca y est c'est officiel ma vie est nulle.
8h45. Le second bus arrive enfin. Les gens râlent. Ils vont être en retard au boulot ou à l'école. Et alors? On est tous dans le même cas.
9h00. J'arrive enfin devant l'entrée de l'école. Je m'arrête. J'hésite un moment. Et c'est à cause de cette hésitation que ma vie entière va basculée. Je me demande si je ne devrais pas faire demi tour et errer dans les rues jusqu'à la prochaine heure de cours. Après tout, rater pour rater mon interro de physique, autant ne pas la faire. Mais le prof a déjà une assez mauvais opinion de moi. Si je fais au moins acte de présence cela arrangera peut-être les choses. Du moins un tout petit peu. Mais va-t-il gober cette histoire de bus en panne? Ben, s'il ne me croit pas, il pourra toujours téléphoner à la centrale des bus qui le lui confirmera...
9h10. Heure où ma vie bascula. Je vis une ombre passer devant moi et presqu'en même temps entendis un bruit sourd. Je baissa les yeux. A mes pieds gissait le corps d'une jeune fille. On aurait dit qu'elle était tombée du ciel. Je restais là, à la regarder, ne sachant pas quoi faire. Je n'ai pas crié. J'étais trop sous le choc. Je me demandais qui elle était et d'où elle venait. J'ignore combien de temps je suis restée là, à la contempler. Suffisamment longtemps pour que chaque détails de son visage restent gravés dans ma mémoire. Elle avait un beau visage, lisse, et très blanc. Elle avait les yeux forts maquillés de noir et ses lèvres portaient un rouge à lèvre aussi rouge que le sang. Elle avait de longs cheveux noirs lisses. Pendant un instant, j'ai cru que je rêvais car cette belle jeune fille ressemblait à Blanche-Neige. Je me suis même surprise à attendre l'arrivée de son prince sur son cheval blanc qui la réveillerait d'un baiser amoureux. Mais aucun prince n'arriva et ma Blanche-Neige resta inerte.
Je serais sans doute restée encore longtemps à la contempler, si un élève n'avait pas aperçu par la fenêtre cette scène étrange d'une jeune fille en observant une autre étalée à ses pieds et ne s'était mis à hurler.
Le directeur sortit en vitesse, accompagné de la préfète et de la psychologue de l'école. Ils m'emmenèrent dans le bureau du directeur. Ils étaient là, autour de moi, à me parler, me poser des questions ou je ne sais quoi. Mais moi, je ne les entendais pas. Je pensais encore à ma Blanche-Neige. Que lui était-il arrivé? Mais surtout qui était-elle?

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 09:20

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 11:50